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17.2.12

« La Catalogne pourrait parfaitement être un Etat dans l’Union européenne»

ArturMas, le président du gouvernement régional de Catalogne, n’exclut pas un référendum

Entretien

Depuis qu’il a ramené la Catalogne dans le giron nationaliste, en novembre2010, Artur Mas, le président de son gouvernement régional, a proclamé l’ouverture d’une phase de « transition nationale». Dans l’histoire jamais paisible des relations entre Barcelone et Madrid, elle vise à obtenir pour la région autonome « le droit de décider de son avenir».

A l’heure des coupes budgétaires et de la lutte contre les déficits publics, M.Mas souhaiterait arracher à Madrid un « pacte fiscal » qui donnerait à la Catalogne l’autonomie financière.

Si Madrid refuse, il n’exclut pas un référendum d’autodétermination.

L’heure est-elle venue pour la Catalogne de s’émanciper de l’Espagne?
La Catalogne dispose de l’autonomie depuis trente ans. Cela a plutôt bien fonctionné mais cette étape touche à sa fin. Elle ne nous permettra pas d’obtenir plus d’autogouvernement. Il faut tracer un nouveau chemin, une transition nationale guidée par le principe suivant: la Catalogne est une nation, elle a le droit de décider de son avenir. Dans ce schéma, nous pouvons rester près de l’Espagne, y compris dedans. Ou plus loin, y compris dehors. C’est ce qu’il faudra déterminer dans les prochaines années.

La Catalogne serait-elle prête à voter pour l’indépendance?
Une partie de la population a toujours été indépendantiste et une autre s’est convertie à cette option à cause des difficultés pour la Catalogne à trouver sa place dans l’Espagne. Il y a ceux qui étaient dans le train et ceux qui y sont montés.

Etes-vous dans ce train?
Oui,à titrepersonnel. Je considère que la Catalogne pourrait parfaitement être un Etat dans l’Union européenne. La Hollande du Sud, comme disent certains. Mais politiquement, que la réalité est bien plus compliquée.Parce que la Catalogne est une société très mélangée, dont plus de la moitié de la populationa des origines espagnoles ou extra-espagnoles. Parce que depuis cinq cents ans nous appartenons à l’Etat espagnol – depuis trois cents ans par la force, après avoir perdu des batailles et des guerres. Parce que beaucoup d’entreprises catalanes ont comme marché naturel l’Espagne. Il y a beaucoup d’intérêts croisés.

Quelle serait la solution?
Nous voulons un statut différent et nous pensons qu’il a du sens dans la construction européenne actuelle.Notre idée de l’Europe du futur, c’est plus d’Europe, moins d’Etats centraux et plus de gouvernements territoriaux. Une Europe plus fédérale avec plus de pouvoir à Bruxelles, moins de pouvoir à Paris, à Madrid ou à Berlin, mais plus de pouvoir à Barcelone ou à Toulouse. Les Etats traditionnels ne seront plus exactement pareils. Ils vont perdre du pouvoir au bénéfice de l’Europe. Si un jour nous avons un Etat, nous n’aurons pas d’armée, ni de politique extérieure propre, ni lecontrôle des frontières et des douanes, ni une monnaie, ni une banque centrale. Mais nous aurions les politiques de proximité, les services publics de base, les infrastructures, la sécurité intérieure et la fiscalité. En fait, si nous obtenions de Madrid un pacte fiscal, nous arriverions presque à cela sans avoir à faire beaucoup plus. C’est pourquoi le pacte fiscal est une solution pour la Catalogne mais aussi pour l’Espagne.

«Notre idée de l’Europe du futur,
c’est plus d’Europe,
moins d’Etats centraux
et plus de gouvernements
territoriaux»

Vous dites que si vous aviez un « pacte fiscal», vous n’auriez pas à faire de coupes budgétaires. N’est-ce pas une façon d’utiliser la crise pour faire monter l’indépendantisme?
Ma première priorité, avant même le pacte fiscal, est de créer des emplois et de relever l’économie. Pour cela, le pacte fiscal nous aiderait. Si nous disposions d’une plus grandepartde la richesse que nous produisons, nous pourrions améliorer la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons. Et si nous nous trouvons dans cette situation, c’estparceque l’Espagne draine une part excessive de nos ressources. Chaque année, le déficit fiscal, c’est-à-dire la différence entre ce que la Catalogne apporte à Madridpar les impôts et les cotisations et ce que nous recevons enéchange, se situe entre 8 % et 9 % de notre PIB. En Allemagne, le déficit des Länder est limité à 4 %. C’est ce que nous demandons. Si la Catalogne était un Etat indépendant, nous aurions entre 10 et 15 milliards d’euros de plus. Avec le pacte fiscal, c’est-à-dire un déficit fiscal réduit de moitié, nous résoudrions nos problèmes de finances publiques. Nos mesures d’économie représentent environ 2,5milliards d’euros, soit un cinquième denotre déficit fiscal.

Le pacte fiscal ne serait-il pas la fin du principe de solidarité entre régions espagnoles?
Non. Une fois les impôts collectés, nous verserions au gouvernement espagnol des « frais de retour» destinés à payerà l’Etat les services qu’il rend à la Catalogne, mais aussi une part de redistribution pour les régions moins productives. Ce n’est pas très différent de ce que proposent les Ecossais au Royaume-Uni.

Quel calendrier vous fixez-vous pour obtenir ce pacte fiscal?
Nous présenterons le projet cette année au Parlement catalan. Nous y disposons déjà d’une majorité absolue pour cette mesure, mais nous souhaitons un consensus très ample. Entre 70% et 80 % de la population soutiennent le pacte fiscal, mais les partis sont plus divisés. Puis, fin 2012 ou début 2013, nous le présenterons au gouvernement central et aux partis espagnols. A partir de là, on verra.

Si Madrid refuse, envisagez-vous un référendum?
Nous n’écartons pas cette option mais elle n’est pas décidée. Nous allonsd’abord essayer d’aller au bout de la voie du pacte fiscal.

Comment peser sur Madrid alors que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy dispose d’une majorité absolue au Parlement?
Certes, le PP n’a pas besoin de nous. Nous n’avons plus la force que nous avions auparavant à Madrid, mais en Catalogne nous sommes plus forts que nous ne l’avons jamais été. Une chose compense l’autre. En Catalogne, nous aurions plus de soutien pour un référendum.

Le budget catalan pour 2012 prévoit une réduction de la rémunération des fonctionnaires après des coupes sévères dans les services publics en 2011. Beaucoup de Catalans se plaignent…
Nous avons fait ce que nous devions faire sans menacer l’essence de l’Etat-providence. Nous avons économisé 1,8milliard d’euros en 2011.Cette année,nous réduirons encore nos dépenses de 0,7%, essentiellement grâce à une baisse des salaires des 230000 employés publics catalans. En deux ans, nous aurons réduit nos dépenses de8 %. D’autre part, nous allons augmenter nos revenus grâce à de nouvelles taxes, notamment une taxe touristique et une taxe sur les ordonnances médicales. Nous pourrions faire plus si nous avions plus de compétences!
Propos recueillis par SandrineMorel

9.1.11

AFERS EXTERIORS

Els darrers dies he seguit amb un cert detall els canvis en l'organigrama de la Generalitat que s'està portant a terme arran de l'arribada de l'Administració Mas-Duran i Ecspanya (deixem-nos de punyetes).
Un dels elements que més m'ha desil.lusionat ha estat que el sr. Mas no ha mantingut la promesa que va fer en la campanya electoral del 2006 de crear una Conselleria d'Afers Exteriors. Aquest àmbit competencial ha quedat inclòs dins la nova Secretaria d'Afers Exteriors, amb rang de secretaria general, i que depèn directament del macro Departament de la Presidència, encapçalat pel mateix Artur Mas , a través de la Secretaria del Govern, el titular de la qual és en Germà Gordó.
Es tracta d'un rang insuficient. Amb poca visibilitat mediàtica i política. Fa la impressió que no s'és conscient de la importància que tenen els Afers Exteriors per a la Catalunya actual. És una dimensió clau, estratègica.
Tant és així que hauria de tenir un Departament específic, i hauria de comptar amb un responsable polític, de rang de Conseller, de primera línia, al mateix nivell que el d'Economia, Interior, Cultura o Política Territorial, per dir-ne alguns.
L'administració Mas-Duran i Ecspanya, sembla més preocupada per mirar cap Ecspanya que cap al món. La prova és que en Mas, si més no fins on una servidora sap, encara no ha fet cap signe de complicitat envers la comunitat internacional. (Tret de si es considera aquella expressió ridícula, pròpia de primera sessió d'un seminari d'MBA, de ser un govern business friendly, com a tal... ).
La ratificació de la titular d'Afers Exteriors del govern tripartit, s'ha venut com un altre exemple d'obertura ideològica del nou govern. En tot cas, caldrà veure si això serveix per impulsar o no una de les poques iniciatives positives que l'anterior administració va portar a terme, com fou l'impuls decidit de les Delegacions del Govern de la Generalitat a l'Exterior. Si aquesta línia s'abandona, llavors tot plegat serà una aixecada de camisa.
Cal seguir sense complexos els exemples del Quebec, que té un veritable Ministeri de Relacions Internacionals, amb una xarxa d'Oficines arreu del món. Fins i tot l'Oficina del Quebec a Paris, té status diplomàtic, reconegut pel propi govern francès.
En aquest sentit, em sobta la supressió de la Secretaria per a la Unió Europea... espero que no la canvïin per la Secretaria per a l'Aragó o per a Extermadura, que ja se sap que en Duran i Ecspanya això de "los cantos regionales" el posa. Vol dir això que per al nou govern, els afers de la UE no són rellevants? O que només l'importen les conferències sectorials ecspanyoles, i prescindeix de les cimeres europees i internacionals?
El nou govern, continua sense adonar-se que la dimensió internacional és clau pel futur de Catalunya com a país... i anava a dir per la Independència, però és clar ara caic que aquest govern de morrió i tocs teològics, està més aviat per la dependència...

25.7.07

PIQUÉ, DURAN, RECODER... LA DRETA CATALANA ES MOU

La dimissió de Piqué al capdavant del PPC, pot donar lloc a importants moviments de reestructuració de la dreta catalana.

Per una banda, el PPaC (és a dir, el PP a Catalunya, no de Catalunya) ha passat a mans d'energúmens com en Sirera, el mamporrero Garcia Albiol i el no menys fatxa Albertito Fzdez Díaz. Quina troika! Aquesta genteta es llançaran a sac cap a una espiral xenòfoba i feixistoide sense precedents amb l'objectiu d'anihilar els Cs i de passada atraure el vot ecspanyol sociata. L'aposta pepera no podrà ser igualada pels sociates i definitivament, perdran el vot ecspanyolista, tret d'aquella gent seva, familiars, amics i coneguts que mengen dels sous públics (que són molts, no cal dir-ho).

El dimitit Piqué, que no em cansaré de dir-ho, va ser impulsat a la política pels homes de La Caixa, per tenir un peó a dins de la direcció pepera, pot acabar donant-se el bec amb en Duran i Lleida, bé formant parella de ball, o bé fent un trio amb un polític a l'alça com és en Lluís Recoder, actual batlle de Sant Cugat i flamant nou vicepresident de la Diputació de Barcelona. Aquests tres genets de l'apocalipsi ecspanyola tenen per objectiu gens dissimulat, carregar-se l'Artur Mas i desfer el nucli sobiranista de CDC, la família, inclosa.

Naturalment, La Vanguardia, El Periódico i fins i tot l'avui de dol El Pais, donarien el que fos per culminar un pacte socioconvergent, amb l'afegit de Piqué i l'exclusió dels sobiranistes convergents, el més aviat posssible. No es cansen de publicar enquestes sociològiques favorables la respecte. Veuen que la cosa se'ls ensorra: a CDC el suport al trencament amb UDC és cada cop més important, a ERC els sectors crítics poden arribar a esbandir una direcció cada cop més lliurada als sociates, al PSC el retorn de Bono a la primera línia política ha fet mobilitzar al diminut sector catalanista que encara s'entossudeix en militar-hi. En definitiva, un panorama que posa dels nervis els ecspanyols de tot pelatge.

En aquest sentit, el ja esmentat nomenament de Recoder com a VP de la Diputació, és de summa importància. El seu president, en Celestino Corbacho, ha estat clarament identificat com l'home del PSOE a Catalunya. Adversari del propi Montilla, el fitxatge de Recoder fa que aquest òrgan de govern provincial, esdevingui clarament un contrapoder a la Generalitat. L'entesa Corbacho-Recoder, sense cap mena de dubte pot posar les bases del pacte sociovergent que l'ecspanyolisme vol.

Cal seguir molt d'aprop els esdeveniments propers. Cal liquidar els càncers polítics, tals com en Duran i Lleida, en Carod-Rovira, en Joan Saura, i cal començar a posar les bases d'un Pacte per la Sobirania interpartidista. La dependència de Catalunya respecte l'Estat ecspanyol és cada cop més insostenible. Cal actuar de pressa i sense tremolor de cames i petades de dent.

2.7.07

REFLEXIONS SOBRE LA CONJUNTURA POLÍTICA (3a PART): QUI TÉ POR DE DURAN I LLEIDA?

Tal i com era previsible, CiU ha rebut de valent en les eleccions locals. No només ha perdut Tarragona, sinó també les presidències de les diputacions de Lleida i Girona. Per més inri, per mantenir el poder, ha pactat amb el PP a la de Tarragona. Amb el PP! Què ràpid que passa una generació, oi senyor Mas?

És públic i notori que el lideratge d'Artur Mas cada cop penja més d'un fil. El seu enemic jurat, que no és altre que en Josep Antoni Duran i Lleida, se li pixa a la cara dia sí i dia també. Jo no entenc, no puc entendre, com es pot deixar a aquest individu tant de corda. Ja hauria d'estar mort i enterrat! Però si no és ningú! Si només respira gràcies a La Vanguardia i al Vaticà! I per descomptat, gràcies a la rosca que li fan els sociates (i els seus corifeus mediàtics) per afeblir Mas. Però és tant difícil de veure això? Jo penso que no.

CDC ha de decidir si vol jugar la carta de la sobirania o la de l'autonomia. Fins ara és ben clar quina ha jugat. No hi ha cap mena de dubte al respecte. La por a perdre la seva suposada centralitat social i, sobretot, electoral, fa que no es mogui ni un mil.límetre i s'enroquin en un regionalisme cada cop més tenyit de conservadorisme integrista i demagògia ultradretana.

Per acabar-ho d'adobar, l'única bala que tenen a la recàrrega els convergents per frenar en Duran i de pas recuperar el pols, no és altre que en Lluís Recoder. L'alcalde de Sant Cugat, ha passat de ser el darrer dels Mohicans roquistes a ser l'autèntic Astèrix convergent que s'enfronta, amb èxit, a les legions romanes-sociates. Recoder, pot arribar a tallar el cap el propi Mas, però des del punt de vista nacional, no va gaire més enllà que en Duran i Lleida, per la qual cosa la seva victòria no soluciona el principal repte que té plantejat CDC. O bé, sí que el soluciona, però en la direcció equivocada. Amb Recoder, com amb Duran i Lleida, no hi haurà sobirania ni plantejaments de dignitat nacionals.

Mala peça al teler per CDC.

(Article penjat el 15.06 al meu altre bloc, josepsort)

18.3.07

CDC-UDC això pot petar... i tant de bo!


L'alcalde de Vic, Jacint Codina, d'Unió, renuncia a la reelecció per no entendre's amb els seus socis de CDC. Penso que és una notícia excel.lent. Donat el simbolisme de la ciutat, aquesta ruptura pot tenir conseqüències a nivell nacional. La pinya que es fotrà CiU en les properes eleccions locals serà de dimensions històriques. I això hauria de portar al trencament amb UDC i a una definició ideològica i nacional més explícita, sobretot per part de CDC: sobiranisme o reformisme ecspanyol. Sincerament, penso que si CDC vol tornar a recuperar la centralitat política, ha de declarar-se partit sobiranista, tot el tranquil que es vulgui, però sobiranista. L'autonomisme ja no ven. El peix al cove tampoc.

Hi ha senyals il.lusionants. L'expansió de CDC a la Catalunya Nord, n'és un. Es tracta d'un fet que té conseqüències psicològiques, a més a més de polítiques, fonamentals. És un primer pas per trencar el regionalisme. Caldria completar-ho en direcció sud i est. Però de moment ja està bé.

Repeteixo. El precedent de Vic pot donar lloc al trencament definitiu de CiU. Molt bona notícia.